Zoom bénévole : Nicolas

Écrit par Mia Marie Olsen

Il arrive avec un peu de trac. « C’est comme ça », me dit-il, « souvent » . Mais ça se détend vite. On se sert un café, on s’installe dans le CoinVivial à Croc’Bauges, c’est vendredi matin, le temps est doux.

Nicolas, c’est un peu un nomade. Il a beaucoup bougé, mais depuis 7 ans, il est dans les Bauges. Il s’y est installé après avoir participé à un stage sur les plantes sauvages et comestibles au gîte des Landagnes. C’était un coup de cœur pour Nicolas qui a senti que ce territoire l’appelait.

Il a alors rapidement trouvé un logement. Une fois installé, il s’est proposé bénévole à BioBauges. Le magasin était encore près de l’église à Lescheraines. C’était tout naturel pour lui de s’impliquer dans cette aventure, car il avait déjà une expérience dans une épicerie collective à Briançon où il a d’abord été bénévole et membre du conseil d’administration, puis salarié pendant un an.

A BioBauges aussi, il était d’abord bénévole pour ensuite s’engager pendant un été en renfort à l’épicerie en tant que salarié. Aujourd’hui il s’implique davantage dans les commissions. Il a intégré la « ComEtik (la commission éthique) et fait aussi parti du Conseil Coopératif (le ‘CC’). « J’ai mis du temps à me proposer au CC », avoue-t-il. « J’étais un peu impressionné. Je me pose la question parfois si je suis assez ‘qualifié et légitime’, mais je pense finalement apporter au débat. Ce qui me fait vibrer, c’est que chacun amène son identité et ses idées et que l’on arrive à un compromis partagé. Ça nous pousse à aller plus loin dans la réflexion pour trouver des solutions collectives. C’est un processus qui fait à la fois peur, car ça nécessite un travail sur soi, mais qui apporte aussi beaucoup de joie ! »

Cet attrait pour le collectif ne vient pas de nul part. En grandissant dans la banlieue de Clermont-Ferrand dans la nature, il était scout et un peu plus tard même chef. C’était aussi une immersion dans la nature et le lien avec cette dernière l’a amené tout naturellement à être sensible au bio.

Nicolas est un peu comme un couteau suisse. Il sait se servir de ses mains et fait notamment de la vannerie. Il exerce un métier « d’éducateur-soignant et aussi celui de chauffeur de bus. Il chante en chorale. Il aime se poser des questions, lire … « Un temps, j’avais l’impression de me disperser. Aujourd’hui, j’apprends à accepter qui je suis et de creuser quand j’ai envie d’approfondir. J’ai envie d’aller plus loin avec la vannerie et je m’investis aussi plus dans BioBauges », me dit-il. « Les Bauges m’ont appelé et je me sens toujours bien ici, car c’est un territoire où l’on peut œuvrer localement et ramener l’Humain au centre. Ça me plaît, car j’aime les défis ! »

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