par Isabelle Bouvier
Laurent, Marguerite, Jocelyne et Patrick nous ont accueilli ce printemps sur leur ferme familiale : La Marmotte en Bauges .
C’est une équipe investie, avec un lien fort à Croc’Bauges. En effet, Laurent a fait partie du Copil (commission de pilotage) en tant que producteur avant le passage de Biobauges en SCIC en 2022.

Ils nous parlent avec passion de leur métier et de leurs 60 vaches laitières, des soins qu’ils leur apportent. Le troupeau est composé en grande majorité de vaches tarines. Elles ont toutes un nom ; c’est tellement plus agréable de nommer une bête que de parler d’elle avec un numéro. La ferme est en bio depuis 2020 et rémunère 5 personnes.
Tout le lait produit est transformé à la ferme. Le fromage est affiné sur place.
Les laitières sont traites 2 fois par jour, pâturent dans les prés contigus à l’étable d’avril à novembre.
Durant la saison froide, les vaches restent en stabulation libre avec logettes, lieux de couchage équipés de matelas adaptés et supportant le poids des animaux. Elles ont 600 m² de couloir pour déambuler et une brosse à massage mécanique pour leur confort. Les déjections tombent dans la fosse à lisier grâce à des fentes percées dans la dalle bétonnée.

Une cinquantaine de génisses (jeunes vaches qui n’ont pas mis-bas) âgées de quelques mois à 3 ans, destinées au renouvellement du troupeau, passent l’hiver dans la même stabulation sur des aires paillées, on obtient ainsi du fumier qui sera composté à l’extérieur sous forme d’andain pendant un an.
Autant que la pente des terrains attenant à la ferme le permet, lisier et fumier seront épandus en alternance, selon une rotation préétablie.
La journée est rythmée par la traite et la fabrication de la Tome des Bauges, du Randonneur et de la raclette. Ils font également des fromages blancs battus et des faisselles. Nous avons visité leur cave avec les tomes d’une semaine qui se recouvrent de mousse, le fameux mucor ou poil de chat. Elles sont frottées et retournées tous les jours.
A Croc’Bauges, nous avons le plaisir d’avoir leur trois fromages en vente à la banque froide.
