Retour sur l’AG de Biobauges en avril

par Hugues Michelin

Notre assemblée générale 2026 a rassemblé plus de 60 participants, dont une moitié de non associés. Cette présence est une bonne surprise, mais pour nous elle est avant tout le signe que Biobauges se porte bien et nous nous en réjouissons ! Merci a tous celles et ceux qui ont fait l’effort de venir partager ce temps de travail… et de convivialité.

L’AG, c’est évidemment le temps des bilans. Celui de 2025 est une fois de plus très positif, en voici les grandes lignes :

– Une équipe salariée solide, soudée, faisant preuve de toujours plus d’efficacité d’année en année, sans pour autant altérer l’ambiance chaleureuse qu’elle a su installer dans l’épicerie. Un immense merci à chacun de ses membres pour cela.

– Une salle d’activité qui a maintenu son niveau d’activité à peu près au même niveau qu’en 2024.

– Un engagement bénévole toujours aussi solide au sein du Comission de pilotage éthique (ComEtik).

– Des résultats financiers de magasin bien supérieurs au prévisionnel : une belle hausse du chiffre d’affaire, un bénéfice de 36 000 € dont 20 000 € ont été distribués à l’équipe salariée, et le reste mis en réserve. Rappelons au passage que les statuts de la SCIC n’autorisent pas la distribution du bénéfice à ses sociétaires sous quelque forme que ce soit.

L’AG de Biobauges c’est aussi le temps coopératif qui permet de rassembler une fois par an tous les acteurs du projets, qu’ils soient associés ou non, pour discuter de stratégie.

Le début 2026 a posé le constat de conditions de travail qui deviennent plus compliquées pour les salariés, du fait d’un manque aigu de place dans le stock, au bureau, et dans une moindre mesure dans l’épicerie.

Croc’Bauges est à nouveau victime de son succès, comme tous les 4 ans depuis sa création !

Lors de l’AG, nous nous sommes donc posé, en petit groupe, les questions suivantes :

Veut-on limiter cette croissance, ou continuer de l’accompagner? Dans les deux cas, pourquoi et surtout de quelle manière?

Personne parmi les participants ne semble s’être prononcé franchement en faveur d’une limitation de la croissance. Par contre celle-ci soulève des craintes et une demande de vigilance sur certains aspects. Notamment, ne pas s’écarter de nos valeurs, de notre modèle démocratique, ne pas perdre notre « taille humaine », ne pas imiter le schéma de développement sans limite du néolibéralisme et ne pas perdre notre emplacement privilégié.

Quant aux moyens de limiter le développement de l’épicerie, ils seraient de limiter les horaires d’ouverture, et de privilégier (encore ?) un peu plus les produits de première nécessité.

Les arguments en faveur d’un accompagnement vers l’expansion sont multiples ! Préserver un bon cadre de travail pour l’équipe, donner accès au maximum de « consommac’teurs » dans un massif ou la population est en forte croissance et ne pas brider un système dans lequel tous les acteurs sont gagnants. Enfin, avoir un outil toujours plus ancré et présent sur le massif, au service de nos valeurs de sensibilisation, de soutien au bio et local.

Le consensus est en faveur d’une poursuite de l’aventure dans sa dynamique actuelle, les solutions techniques pour y arriver sont également très nombreuses. Nous ne citerons ici que les principales, et celles qui seraient possiblement réalisables :

– Beaucoup de personnes seraient favorable à un « essaimage », soit la création ou la mutualisation d’un autre point de vente dans le massif, notamment sur les hautes bauges.

– Gagner de la place sur le même emplacement, démarche bien entendu déjà en cours !

– Essayer de créer un autre système pour satisfaire la demande des clients professionnels qui libérerait de la place dans le stock, ainsi que des systèmes de commandes anticipées (certains ont même évoqué un « drive »…).

– Créer un système de portage ou de vente ambulante (dans l’idée d’une camionnette).

En conclusion, force est de constater que nous sommes tous très attachés à notre épicerie tel qu’elle est, mais qu’il nous faudra définir à court terme une stratégie pour absorber une croissance qui continue de se confirmer tous les mois sur ce premier semestre 2026.

Un défi de plus à relever ensemble !

Le dernier bilan, et non des moindre, est la convivialité de ce moment qui n’a, une fois encore, pas manqué à l’appel.

Merci encore à chacun.e pour sa présence et son implication !

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