Par Mia Marie Olsen
La cuisine, Lucie a toujours su que c’était ce qu’elle voulait faire. Sa maman l’a incité à faire des études, et elle a décroché un diplôme en commerce international en espagnol et en anglais. Après une courte carrière dans son domaine, elle revient rapidement à son idée de départ. Elle se fait embaucher dans une collectivité où elle aide, entre autres, à la préparation des repas pour des colonies de vacances et des classes découvertes. Une connaissance lui demande alors de la remplacer pour une prestation traiteur puis, lorsque cette dernière lui propose de reprendre son affaire, Lucie n’hésite pas une seconde.
D’abord, elle cuisine pour des groupes de maximum 20 personnes. Aujourd’hui, elle se lance des défis et cuisine aussi pour des mariages pouvant aller jusqu’à 90 couverts ou encore des repas en chalets d’alpage sans raccordement d’électricité – autant dire qu’au niveau orga’, elle gère !
Animer des ateliers de cuisine, comme ceux de Tous à Table, elle a l’habitude, car elle en propose notamment en cuisine ayurvédique.
Sa ligne directrice ? C’est de proposer des repas digestes et bons cuisinés dans les règles de l’art de l’hygiène. Chez elle, le dessert est loin d’être systématique. Quand ses enfants ont faim avant le repas, elle leur tend un fruit et s’ils ont encore faim après le repas, alors ils ont droit à un bout de pain. Elle espère ainsi leur donner de bonnes habitudes pour le reste de leur vie. Son péché mignon n’est d’ailleurs pas sucré : du lait encore chaud sortant du pis de la vache auquel elle ajoute quelques épices. Du lait qu’elle va chercher directement à la ferme.
A Tous à Table, elle proposera quand même des bons desserts gourmands, soyez-en rassurés. Le mot d’ordre sera tout d’abord le plaisir. Elle veillera également à donner quelques astuces pour ne pas gaspiller. En Inde, raconte-t-elle, les restes sont jetés à la fin du repas. « On ne mange pas de restes de la veille. « Je me pose de plus en plus de questions quant au gaspillage. Est-ce qu’en consommant des aliments un peu passés, on ne gaspille pas notre santé ? » Elle n’a pas de réponse à la question. Mais cela reflète bien ce que Lucie véhicule. La cuisine n’est pas pour elle simplement une affaire de se remplir. Cela nécessite une réelle réflexion, car la nourriture est notre carburant et la source d’énergie adapté à l’un ne l’est pas forcément à un autre … C’est important, selon elle, d’avoir conscience de ce que l’on mange, car cela a une véritable action sur notre corps.
Faire à manger, même pour les autres, lui fait du bien. « C’est une histoire d’endorphine », me confie-t-elle, « je me sens chez moi, quand je peux cuisiner quelque-part. La cuisine m’équilibre et je suis toujours contente quand je cuisine. »
« Si j’étais un ingrédient ? Je serais du ghee, préparé correctement, bien sûr ! Il se cuisine facilement et il peut être utilisé pour un effet bien-être. » Je lui demande alors si elle « fait du bien ? » « Oui, je crois. Je suis connue plutôt pour être facile à vivre », rigole-t-elle.
