Zoom bénévole : rencontre avec Francis

Par Mia Marie Olsen

Francis a pris sa retraite il y a environ 10 ans et s’est engagé en tant que bénévole à Biobauges. C’était le moment où Croc’Bauges investissait ses locaux actuels. Le magasin a bien changé depuis. En effet, Francis a participé à l’agrandissement de l’épicerie en 2022 avec, comme il dit, un coup de peinture.

Lorsqu’il laisse le pinceau de côté, c’est dans le CoPil de Biobauges qu’il déploie son énergie et il a ainsi pu participer à de nombreuses visites de producteurs ; le poulailler de la Chambotte, des apiculteurs, Biodup, les Caban, les Cabrioles, des héliciculteurs … Des visites qui font réfléchir.

Jeune adulte, il a installé une basse-cour. Avant l’hiver, pour ne pas nourrir les bêtes pour rien, il les tuait sans les faire souffrir pour les manger. « Quand quelqu’un me traitait d’assassin avec son steak dans son assiette, alors, cela permettait de discuter. C’était ma manière d’assumer. » Aujourd’hui, il consomme de la manière la plus responsable possible en excluant la viande venant d’Argentine ou la Nouvelle Zélande. Sa fille a poussé encore plus loin et est devenue végétarienne !

Ces visites lui permettent, d’ailleurs, de se rendre compte des contraintes et des difficultés que peuvent rencontrer les producteurs. « Nous avons déjà du mal à cultiver notre propre potager, alors je me mets à la place d’un maraîcher … Grâce à ses visites, on devient plus compréhensif et humain ».

A 24 ans, un très bon copain tombe malade d’un cancer. Francis prend alors conscience du fait que certains produits sont mauvais pour la santé et évite notamment tant que possible le sucre blanc et se tourne vers l’huile d’olive première pression à froid.

Jusqu’à ses 10 ans, Francis était à la campagne, dans la Beauce, et profitait des légumes du potager de ses parents, enseignants comme lui plus tard. Il allait même chercher le lait à la ferme. C’est alors un retour vers la verdure pour Francis lorsqu’il a demandé sa mutation dans les environs d’Annecy après 30 ans dans la banlieue Est de Paris. Il n’en pouvait plus et sentait un besoin urgent de fuir la région parisienne pour une région montagneuse. C’est donc un peu par hasard qu’il atterrit dans les Bauges. Il ne regrette pas pour autant. Il s’épanouit dans le Massif, où, outre son implication dans Biobauges, il pratique sa passion pour la photo et s’est même mis à chanter en chorale. Après 3 jours à participer au festival Takayalé à Jarsy, il se dit qu’il y a une sacrée énergie ici, plein de joie !

Et voilà, ce qui est important pour lui. Pour éviter de devenir « éco-anxieux », comme dit Francis, il faut faire ce que l’on peut à son niveau et localement. C’est l’histoire du colibri, que Francis affectionne beaucoup. Alors, son implication dans Biobauges prend tout son sens, car c’est surtout du plaisir pour lui !

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